L’estime de soi

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 50 Euros. Il demande au public :  »Qui aimerait avoir ce billet ? »
Les mains commencent à se lever, alors il dit :  »Je vais donner ce billet de 50 Euros à l’un d’entre vous mais avant laissez-moi faire quelque chose avec. »
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :  »Est-ce que vous voulez toujours ce billet ? »
Les mains continuent à se lever.
« Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. »
Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher. Ensuite il demande :
« Qui veut encore avoir ce billet ? »
Évidemment, les mains continuent de se lever !
« Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 50 Euros.

Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez
froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé. Votre valeur ne tient pas à ce que vous avez fait ou pas. Vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte. »

Mathilde et la théière

Une jeune femme, dénommée Mathilde reçoit une promotion dans son travail. Très vite, elle s’aperçoit que les commentaires vont bon train, dans l’entreprise :

- « Elle a eu le poste parce qu’elle est mignonne ».

- « Elle a tapé dans l’œil de son directeur ».

- « Avec le peu d’expérience qu’elle a, ça m’étonnerait beaucoup qu’elle mérite vraiment ce poste. » …etc.

Un peu chamboulée, Mathilde rend visite à son père antiquaire, le weekend suivant. Elle lui raconte sa promotion, son stress, les moqueries des autres, puis tous ses doutes après toutes ces attaques sournoises.

- « Mais pourquoi te laisses-tu atteindre par ces collègues? » demande le père.
- « Ils connaissent bien le travail, et c’est vrai qu’ils ont  plus d’ancienneté que moi… »
- « Écoute ma chérie, j’ai un service à te demander, et qui va te changer un peu les idées. Pourrais-tu aller au  marché demain matin vendre cette théière en faïence? Je viens de la récupérer dans une vente aux enchères et j’aimerais m’en débarrasser. Mets-la en vente à 90 euros minimum s’il te plaît. »

- « 90 euros ? Ce n’est pas excessif, comme prix ! »
- « Écoute, compte tenu du prix que je l’ai payée, il me faut au moins cela. Ça te fera un petit exercice de vente. »

Le lendemain Mathilde passe sa matinée à essayer de vendre la théière, mais rien à faire. Quelques personnes s’y intéressent, mais aucune ne se décide pour l’achat.
Elle raconte cela à son père, qui lui dit :

- « Maintenant prend cette théière et visite cinq de mes confrères de la rue Notre-Dame. Mais cette fois-ci, demande leur seulement ce qu’ils seraient prêts à payer, mais ne vends pas la théière, c’est compris ? »

Aussitôt dit aussitôt fait. Le premier antiquaire lui propose 400 €, d’autres plus et l’un va même jusqu’à 1 000 € !!!
Mathilde n’en revient pas. Elle raconte cela à son père qui lui demande :

- « Pourquoi n’arrivais-tu pas à la vendre 90 euros ce matin? »
- « Parce que je me suis adressé à une clientèle de personnes qui ne connaissaient pas le « Staffordshire », et ignoraient sa vraie valeur »
- « Et selon toi, pourquoi mes confrères antiquaires t’ont proposé autant pour la théière? »
- « Parce qu’ils sont des professionnels. Ils ont vu tout de suite que ce pot date de 1760 et qu’il a une grande valeur. »
- « Bien ! Maintenant pense à tes collègues. Pourquoi leur confies-tu le droit de juger ta propre valeur? Sont-ils des experts ? »
- « Non »
- « Vois-tu ma chérie, ne te laisse jamais atteindre par les jugements des autres. Ta valeur est bien plus grande que tu ne l’imagines. »